Vendredi 25 septembre 2009 à 21:44

Il n'y a plus que cet endroit où je puisse écrire librement quand tous les autres ne sont pas disponibles. Alors oui, ça allait mieux, tout allait bien, il n'y avait plus de raison d'écrire au fond. Et puis il y a des moments où ça ne va plus. J'explose. Oui j'ai eu peur que mon frère meure. Oui j'ai cru que mon frère allait mourir, quand tout le monde se moque de moi comme on se moque d'une hypochondriaque. Sauf que voilà, j'avais pas si tort au fond. Même si personne m'a écouté, et tout le monde m'a bien fait comprendre que j'en faisais trop. Personne ne peut comprendre. C'est con mais c'est comme ça. J'me sens sacrément incomprise, vous savez. J'en ai marre de faire croire que tout va bien. Tout va bien. Y'a personne qui peut savoir à quel point j'avais envie enfin d'être seule. Y'a personne qui peut comprendre à quel point j'ai eu peur, à quel point je suis fatiguée maintenant. A quel point j'explose. Il reste un mois encore et c'est comme une vie. Les autres diront que c'est de ma faute, et qu'on me propose de sortir, de voir autre chose. "C'est juste que j'ai pas envie au fond hein" Je les tuerais tous les uns après les autres. Ils ne peuvent toujours pas comprendre. Je ne peux pas ne penser qu'à moi. Et dieu que j'aimerais bien. Que ça me ferait bien plaisir vous savez. Pouvoir dire comme tout le monde. Mais ça suffit pas, et y'a personne d'autre qui vit ça.
BYE BYE J'EN AI MARRE J'SUIS TROP ENERVEE.
Publié par as-deux-coeurs
Samedi 19 septembre 2009 à 23:12
J'en ai marre d'essayer d'écrire joliment quand je suis pas capable de reconnaitre que j'y arrive plus. J'en ai marre de faire semblant que je peux gérer tout ça toute seule, quand j'en suis absolument pas capable. J'en ai marre de devoir gérer à la fois trop de choses contradictoires et différents, toutes ces pressions sur mes épaules. J'en ai marre d'être un peu trop seule quand je pense que je ne devrais pas. J'en ai marre de penser que je mérite plein de choses qu'il m'est impossible d'avoir, parce que .... ben je peux pas les avoir tout simplement. J'en ai marre de ne pas arriver à dormir juste parce que la couette a trop de plis parce que la lumière de l'ordinateur arrive sur mon oeil, parce qu'il y a trop de coussins sur mon lit, et parce que si il n'y a pas de bruit ben je me mets à pleurer. J'en ai marre d'être paranoiaque, claustrophobe et tout ce qui s'en suit. J'en ai marre d'être contradictoire parce que je fais genre faut profiter de la vie, moi j'en sais quelque chose hein, et puis dès qu'il y a un éclair dehors je reste cloitrée dans ma chambre de peur de mourir. J'en ai marre de penser toujours trop à tout le monde et jamais assez à moi. Ou pas, c'est plutot narcissique comme réflexion. J'en ai marre de pleurer pour un oui et pour un non. D'être en pleine forme le soir et démontée le matin, d'avoir la flemme d'ouvrir un bouquin, d'avoir hâte d'être à la rentrée, de me disputer avec lui pour un oui pour un non, de pas pouvoir se voir quand on veut, de pas pouvoir vivre ensemble. J'ai trop de pressions. Y'a des vies et y'a des morts sur mes épaules. J'peux dire ce que je veux c'est pas comme si des gens allaient lire ça. Ma tentative de me croire toute puissante dans un domaine est un échec cuisant et douloureux. Mais c'est comme ça, c'était une passade, une sale passade qui m'a fait croire à beaucoup trop de choses, et m'avait entrouvert des portes qui se sont refermées brutalement devant mes yeux, le jour où je me suis retrouvée comme une conne à pas pouvoir aligner deux mots. J'voudrais que tout soit fini, et j'en ai vraiment honte. Je trouve tout le monde égoiste, alors que c'est sûrement moi l'égoiste, qu'est ce que j'en sais. J'en ai marre de la pluie, des inondations, et du tonnerre. J'voudrais être capable d'écrire un livre. J'en ai marre des disputes, des mésententes, des pressions. J'en ai marre des impulsifs, et des méchants/mauvais. J'aimerais bien respirer un jour ou deux et qu'on s'occupe de moi. Y'a un papillon de nuit sur ma fenêtre et j'ai envie de chialer. J'ai peur de la mort autant que je l'attends avec impatience. Je rêve de liberté. Je rêve de trop de choses hors de ma portée. BYE LES AMIS .

Publié par as-deux-coeurs
Mardi 8 septembre 2009 à 1:24
Attendre, toujours attendre. Aiment attendre ceux qui ont déjà tout. Ces mots, tes mots m'ont fait comprendre que ce tout, c'était Nous; et que malheureusement, pour le moment, ce Nous est incomplet. Durant notre longue escapade italienne, nous étions Nous, on avait tout, on avait Nous, on était tout : on aimait attendre. Maintenant, on est de retour dans nos petites maisons respectives, avec toutes les contraintes que cela comporte. C'est pourquoi je t'écris cette lettre, pour se rapprocher du Nous éternel, celui qui dure 1119 ans, te montrer qu'il est là tout proche, mais ce que pour l'instant ça ne dépend pas vraiment de nous. Je te prie de croire, que j'ai essayé d'écrire cette lettre, ce n'est pas l'envie qui m'en manquait tant je savais qu'elle représentait beaucoup à tes yeux, cependant, comme toi tu n'arrives pas à te déplacer sans un Tom-Tom dans une ville, moi je suis incapable de coucher trois mots à la suite sur du papier...Je t'écris enfin, ça ne sera pas long, excuse-m'en par avance, pour te dire que toi, petite fée, tu es celle dont j'aurai besoin toute ma vie, si ce n'est plus, celle avec qui je veux tout partager, celle avec qui je veux goûter toutes les cuisines du monde (peut-être éviter les sushis quand même). Je tiens à te dire que je ne suis vraiment pas satisfait de ma prose, qu'importe, tu me diras, ce n'est pas le plus important. Bientôt on aura une maison pour tous les deux, notre Nous sera enfin au complet, on pourra vivre pleinement, éternellement. Un peu moins bientôt, notre Nous devra s'agrandir et faire de la place à deux jolis visages blonds. Si tu savais comme je me languis mon amour. Revivre ce mois, loin de tous, seulement toi et moi, en boucle...Je t'aime.
Publié par as-deux-coeurs
Jeudi 3 septembre 2009 à 22:59
Everything is rarer and rarer. The air, comes hard on the throat, like a little ball on my heart. I feel this is the end. I cannot write anymore. Sad
Publié par as-deux-coeurs
Mardi 2 juin 2009 à 23:38

Running on my skin, the pencil hurts, and lets bad red marks on my sweet belly. Growing inside, a little bit outside, but nobody sees. Why would them ? The small thin little girl is just gaining some pounds. I knew she was an anorexic, nobody can eat that much and just stay thin. You see now, I was right, and she is just puking there, in the middle of the garden, just in her car. She is puking like someone else would be breathing. Or maybe something else. Her eyes turn red, the skin looks somehow different, and sometimes, she just strokes her belly button as some kind of mental freak. And people think that is what she is. Simply a small pretty freak. But it does feel so well inside. To be puking all you have eaten, and feel something else than just food inside of you. Something a million times more powerful. So powerful that everyone else could be destroyed just if they tried to approach him. Because he made you so powerful. Mentally, there are some hard times, some things which you cannot figure out. But it is new. It is as if life had a completely new meaning. Write on her skin that she is now the most beautiful woman. She reads, and feels like eating mussels. She hated mussels, you know, and I am completely lost. I would just get down to her feet if she asked me. But she does not ask anything anymore. She is just focused on it, on her belly, on her puking, on the insanities she reads in her stupid books. As if I cared. And now it is as if she did not care. As if she used me for her purposes. Now that she had me, she is not interested anymore. She just lets it go and watches her belly all day long. It feels as if she had eaten some diamond, and now she is protecting it from getting out of her. She just ignores she is my diamond. She acts as if she did not know the two of them are my everything. She ignores me.
Hell is running on my skin. Hell is burning inside, and I feel some liquid running on my legs. I am just falling. My diamond is running out of me. And I just cannot help it. Cannot do anything. On the floor. Red. Black. My eyes turned black. White. It is all white, a pure diamond in my hands. Still, calm, silent, a diamond fallen in my hands. I just bleed too much. I know it should not. But he has left now, and I am just on my own. I would want to stay here and look at it all day long. Trying to figure it out. Trying to know why I had everything. And now I have just nothing.
Publié par as-deux-coeurs